Paul Claudel

Publié le 29 janvier 2023 à 12:01

Paul Claudel (1868-1955)

Par Lison Bourget

Paul Claudel est un écrivain engagé, poète et diplomate français dont les nombreux voyages à travers le monde lui assurent une grande inspiration poétique. C’est à l’adolescence qu’il s’intéresse véritablement à la littérature et qu’il entreprend de composer ses propres textes. Son œuvre poétique est largement influencée par Arthur Rimbaud et marquée par la foi catholique qui se révèle à lui en 1886. Il poursuit une carrière diplomatique, en parallèle de sa production littéraire, qui fait de lui un ambassadeur de France au Japon. En 1946, il est élu à l’Académie française, et à partir de cette date, il ne s’intéressera plus qu’à l’étude de textes bibliques.

L’esthétique littéraire de Claudel est riche et infinie. Au cours de sa carrière de poète, il est influencé par divers genres littéraires et courants, tous objets de sa curiosité. Ses écrits s’imprègnent respectivement des œuvres de Rimbaud, de Shakespeare, d’Eschyle, de Dante et de Dostoïevski mais aussi des œuvres de Lope de Vega, de Calderón, de Wagner, de Verlaine et de Mallarmé. Parce que Paul Claudel trouve l’inspiration poétique lors de ses nombreux voyages, il découvre le théâtre nô (1) et la littérature extrême-orientale qui inspirent sa poésie et ses textes littéraires. Ses textes dégagent un sentiment de puissance inexplicable qui prouve le caractère singulier et rêveur de sa poésie.

Ou, renversant mes mains autour de ma bouche, je crie des noms : le mot d’abord meurt, puis le son ; et, le sens seul ayant atteint les oreilles de quelqu’un, il se tourne de côté et d’autre, comme celui qui s’entend appeler en rêve s’efforce de rompre le lien.

Paul Claudel, Connaissance de l’Est, « La Mer supérieure », Paris, Gallimard, « Poésie », 1974.

(1) C’est une forme théâtrale japonaise qui allie la poésie à la danse et à la musique en instaurant une atmosphère oscillant entre rêve et réalité. Le dictionnaire Larousse précise que l’objectif de ce théâtre est de « faire ressentir, sur le mode du plaisir esthétique, l’impermanence du réel et de la fragilité de ce qui est beau. »

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